Faune touchée par les parasites : pourquoi la situation sanitaire empire
Salut c’est Judith. La faune sauvage est de plus en plus fragilisée par les parasites, ce qui aggrave la situation sanitaire globale. Pour stopper cette dégradation, instaurer une surveillance sanitaire renforcée et appliquer des mesures de protection animale strictes sont indispensables dès maintenant.
À faire tout de suite :
- Mettre en place un suivi régulier pour détecter précocement les parasites et infections dans la faune.
- Adopter des mesures de biosécurité dans les élevages et zones de chasse pour limiter la transmission.
- Éduquer les chasseurs et détenteurs d’animaux sur les risques des parasites et la chaîne de contamination.
- Favoriser le nettoyage approfondi des tenues et matériels de chasse pour éviter la propagation des pathogènes.
- Protéger les chiens de chasse en les empêchant de consommer des viscères infectés.
Le suivi sanitaire en Creuse est un bon exemple : grâce à un réseau de chasseurs impliqués, les résultats 2019/2020 ont révélé un équilibre retrouvé chez les chevreuils et cerfs concernant les parasites digestifs, mais une vigilance s’impose face à la maladie d’Aujeszky dans les sangliers, qui peut tuer les chiens rapidement si elle n’est pas maîtrisée. Tous ces éléments montrent que la protection animale et la biodiversité dépendent d’une surveillance sanitaire optimale et d’une action collective.
Repérer et éliminer les parasites dangereux et soins anti-parasites naturels offrent des pistes concrètes pour renforcer la lutte contre ces infestations.
Pourquoi les parasites menacent la santé animale dans la faune sauvage
La faune sauvage est un réservoir naturel de parasites et de pathogènes qui impactent la santé animale et perturbe les écosystèmes. Ces parasites, comme les strongles digestifs ou les trématodes, provoquent souvent des symptômes digestifs et nerveux, affaiblissant les animaux concernés. Ce phénomène s’aggrave avec les bouleversements environnementaux, notamment les changements climatiques qui favorisent la prolifération des vecteurs parasites.
Une anecdote frappante : en Dordogne fin 2019, plusieurs chiens de chasse sont morts en moins de 48 heures à cause de la maladie d’Aujeszky transmise par des sangliers contaminés. Comme le souligne un expert : « La lutte contre les parasites chez la faune sauvage est aussi une question de santé publique et de sécurité animale. »
La maladie d’Aujeszky, une épée de Damoclès pour chiens et suidés
Parmi les infections graves, la maladie d’Aujeszky touche les sangliers sauvages et peut provoquer des foyers mortels dans les élevages de porcs. Si les suidés sont réservoirs, les chiens de chasse, eux, sont victimes collatérales souvent fatales. Cette infection ne se transmet pas à l’homme, mais menace la santé animale et requiert une gestion rigoureuse.
Les mesures fortes recommandées incluent la protection des élevages contre les contacts avec des sangliers sauvages, le changement de tenue après chasse, et l’interdiction faite aux chiens de lécher les plaies ou consommer des déchets de venaison. Cette prévention réduit efficacement les risques d’épidémie et améliore la surveillance sanitaire globale.
Les parasites digestifs : un indicateur clé de la santé des populations sauvages
La situation des parasites digestifs comme les strongles ou les douves reflète l’état sanitaire de la faune et l’impact des échanges avec les animaux domestiques. En Creuse, un suivi triennal a révélé une stabilisation des infestations chez les chevreuils, avec un faible taux de contamination par les trématodes.
| Parasite | Taux d’infestation (%) | Impact sanitaire courant |
|---|---|---|
| Strongles digestifs | majoritairement sous 10% | Diarrhée, dépérissement, mortalité possible chez jeunes animaux. |
| Grande et petite douve | 2% | Faible infestation, pondération légère d’œufs dans les fèces. |
| Paramphistome | 8% | Infestation progressive, surtout chez bovins et ovins, peu chez faune sauvage. |
Cette stabilité indique que la faune sauvage n’est pas la source principale de ces parasites, mais qu’elle reflète plutôt l’évolution des infections observées chez les animaux d’élevage. Cela souligne l’importance de la collaboration entre protection animale et agriculture durable.
Surveillance sanitaire : un levier indispensable pour protéger l’écosystème
Le suivi rigoureux de la santé animale dans la faune sauvage permet d’anticiper les risques épidémiques et de protéger la biodiversité. Le réseau instauré en Creuse depuis des années, avec la participation active des chasseurs, donne un cadre efficace pour collecter des données fiables.
Pour assurer la continuité et l’efficacité de cette surveillance, il est vital que les acteurs locaux respectent les protocoles de biosécurité et renforcent la sensibilisation auprès des détenteurs d’animaux et des chasseurs. De cette façon, la santé animale et la sécurité sanitaire peuvent être maintenues au bénéfice de tous.
Protéger les chiens et animaux domestiques face aux risques de contamination
Les chiens de chasse sont particulièrement exposés aux parasites issus de la faune sauvage. Leur contact avec les sangliers et autres gibiers infectés peut entraîner des infections graves, parfois fatales. Pour protéger tes animaux, évite qu’ils lèchent ou consomment les organes des animaux prélevés et nettoie bien tout le matériel de chasse.
Si c’est un chien de chasse, il faut impérativement changer sa tenue après la chasse, laver ses mains, et isoler au maximum les chiens des zones à risque élevées. Pour les éleveurs, empêcher le contact entre élevages et faune sauvage est crucial.
3 étapes simples pour limiter le risque d’infection
- Étape 1 : Appliquer strictement les mesures de biosécurité autour des élevages et zones de chasse.
- Étape 2 : Former chasseurs et détenteurs aux bons gestes d’hygiène et aux comportements à adopter après la chasse.
- Étape 3 : Organiser un suivi sanitaire régulier avec des tests adaptés sur la faune locale et les animaux domestiques.
Agir vite et tous ensemble optimisera la santé animale et préservera la biodiversité.
Comprendre l’impact des soins quotidiens négligés donne aussi une bonne perspective pour mieux protéger ses compagnons.
Quels sont les parasites les plus fréquents chez la faune sauvage ?
Les strongles digestifs, les douves, et le paramphistome sont parmi les parasites les plus courants, avec des effets variables selon les espèces et contextes.
La maladie d’Aujeszky peut-elle toucher les humains ?
Non, cette maladie concerne uniquement les suidés et certains mammifères comme les chiens, sans transmission à l’homme.
Comment protéger efficacement les chiens de chasse ?
Il faut éviter qu’ils mangent ou lèchent des plaies de sangliers, bien les nettoyer après chaque sortie et respecter les mesures de biosécurité.
Pourquoi la surveillance sanitaire est-elle cruciale ?
Elle permet de détecter rapidement les épidémies, limiter la propagation des parasites et protéger l’écosystème et la santé animale.
Quel rôle jouent les chasseurs dans le suivi sanitaire ?
Les chasseurs collectent les échantillons, appliquent les mesures de prévention et sont des acteurs-clés pour la surveillance sur le terrain.
Merci pour ta lecture; Judith
Action du jour : Passe un coup d’œil aux zones de chasse ou élevage voisin et vérifie que toutes les mesures sanitaires sont bien appliquées.







